Du cigare à la moto : le CSC roule pour son plaisir

Un peu plus d’une dizaine de personnes ont répondu à l’appel du « Smoking Tour » organisé par le Cigar Social Club le dimanche 16 octobre 2016.

Ce nouvel événement automnal a permis de partager un peu plus qu’un cigare pendant presque 5 heures entre Paris et la Vallée de la Chevreuse.

 

Contactés quelques jours avant par le photographe Stefano Buda, nous prenons le temps de shooter avec lui les « bécanes » fièrement alignées sur la place de la Concorde. C’est l’occasion pour leurs propriétaires de se présenter à leurs camarades d’épopée, déjà cigare en mains pour certains…

 

 

On note tous à ce stade la présence d’une petite touche de féminité, avec 2 demoiselles qui doivent apprécier toute cette virilité a peine cachée.

 

Bien que la route soit complètement bouchée dans Paris (merci les manifestants), nous commençons à prendre du plaisir dès les premiers coups de gaz, lorsque cette symphonie de moteurs demandant qu’à se faire remarquer commença à rugir.

C’est effectivement l’opportunité pour les touristes de la place de la Concorde qui n’avait pas encore remarqué notre convoi de se retourner pour prendre une photo.

Après ces petits frissons, place aux grands, en direction la Vallée de la Chevreuse.  Nous réalisons une 1ère halte symbolique au Musée de la Céramique où nous récupérons un participant bloqué par les différentes manifestations parisiennes.

En route vers la vallée de la Chevreuse !

En partant du Musée de la Céramique, nous faisons face immédiatement à nos premiers virages en montée (3 voies – N118). Naturellement, les plus grosses cylindrées imposent le train en prenant soin de pousser chaque rapport pour participer généreusement à cette discrète symphonie en 4 temps.

Après ce kilomètre de virages que nous vivons comme une renaissance après 30 minutes de bouchons dominicaux, nous abordons une ligne droite bien pompeuse… C’est donc vers la pompe à essence aux portes de la Chevreuse que nous décidons de nous arrêter afin de ravitailler les bolides les plus gourmands.

Nous sommes désormais sur la D91, à la sortie de Dampierre en Yvelines, et nous abordons la descente qui habituellement piège les motards avec un virage qui se referme rapidement. Aucun d’entre nous ne s’est fait piéger. Nous prenons beaucoup de plaisir car la plupart des virages de cette D91 sont sains, la route est en bon état et nous entrons pour la première fois dans les sous-bois. Une fois en bas, nous n’arrivons pas à bouder notre plaisir et nous faisons demi-tour pour remonter cette magnifique petite route sinueuse. Il n’y a pas à dire, vivre en région parisienne avait généré à certains d’entre nous un manque terrible de sensations. Nous voilà satisfaits et prêts à aller se reposer, cigare en mains…

d91

La fameuse route D91 – route des 17 tournants

En route pour l’Abbaye des Vaux de Cernay, nous apprécions le cadre forestier à une allure sénatoriale. La mousse présente (et surtout visible) prévient toute tentative de « s’arsouiller » en bonne et due forme. Le temps est à l’enchantement.

Enchantés par l’Abbaye… et nos cigares

Après ce long périple depuis Paris – Place de la Concorde, nous voilà enfin arrivés à l’Abbaye des Vaux de Cernay.

Grâce à un appel quelques jours auparavant, nous parvenons à obtenir des places pour le parking de la cour. Ceci offre le privilège de faire quelques centaines de mètres dans un cadre inimaginable.

Crédit photo abbayedecernay.com

Après avoir pénétré les lieux, nous nous installons dans un coin pour ne pas enfumer les familles installées au soleil. En bon fumeurs de havane, nous sortons très rapidement nos cigares, avant même de commander nos boissons et pâtisseries.

Nous nous affairons à allumer les précieux sous l’œil amusé de la serveuse qui n’avait sans doute jamais vu un groupe de clients avoir autant de défauts : des jeunes motards fumeurs de cigares. Qui l’eût cru ?

Pendant que cette dernière nous apporte la carte du « salon de thé », nous commençons à parler cigare en commençant par celui que nous avions en mains. Hedon, Hoyo de Monterey, OSA, Upmann et même une vitole débaguée se confrontent dans les cendriers de l’Abbaye.

Côté boissons, nous nous rendons compte que 80% des participants ont choisi un thé pour accompagner leur cigare. Nous avons à faire à des connaisseurs !

Puis vient le moment où les discussions s’entrecroisent, les fumées sont de plus en plus épaisses et les cuillères raclent les assiettes… Il est déjà trop tard. Il faut penser à prendre le chemin du retour.

Retour à la vie parisienne

Nul besoin de vérifier le compteur de la moto, il est aisé de noter que la température a chuté violemment. Après quelques hésitations sur le chemin du retour entre le besoin d’essence et trouver le chemin le plus rapide pour rejoindre la N118, nous ressentons que le retour n’aura pas la même saveur que l’aller.

Dès les premiers tours de roues sur la N118, nous sommes confrontés aux premiers bouchons, aux premières sirènes et aux premiers automobilistes qui changent de voies sans clignotant.

Après une longue demie-heure de souffrance, nous voilà de retour au Musée de la Céramique, où les mines fatiguées ont remplacé les sourires de l’après-midi. Les accolades scellent le lien créé pendant ces 5 heures passées ensemble aux guidons de nos bruyants engins. Les promesses fusent et les mains se lèvent pour saluer les partants. Que c’était bien.